Pas de cuillère en argent. Pas de cours d'éducation financière. Juste la conscience aiguë, très tôt, que l'argent était une charge mentale — et que je ne voulais plus jamais que ce soit le cas.
À 16 ans, je travaillais déjà. À 18 ans, je vivais avec 600€ de bourse par mois — échelon 6, ce que l'État réserve à ceux qui en ont le plus besoin. J'ai appris à compter avant d'apprendre à investir.
Ce que je voulais n'avait rien à voir avec le paraître. Je voulais pouvoir acheter sans réfléchir. Emmener mes parents, les faire kiffer. Donner sans compter — aux causes, aux personnes, aux orphelins. Habiter où je veux. Vivre libre.
J'ai regardé mes parents — brillants, travailleurs, dignes. Mon père qui s'est battu à la sueur de son front. Ma mère, tout aussi intelligente, qui a pourtant toujours vécu dans l'insécurité financière. L'intelligence ne suffit pas quand on n'a pas les codes. Cette injustice-là ne m'a jamais quittée.
Alors j'ai cherché. J'ai appris. Et surtout : j'ai investi. En assurance-vie, en immobilier, dans des start-ups. J'ai diversifié, j'ai pris des risques, j'ai tenu sur la durée. À 27 ans, j'avais construit un patrimoine de plus de 160 000€ — seule, sans héritage, en partant de 600€ par mois.
En me rapprochant de l'islam, j'ai trouvé ce que je cherchais sans le savoir : une finance qui a une éthique. Une finance qui a une âme. DINAR, c'est tout ça à la fois — ce que j'aurais voulu qu'on me donne à 20 ans.